Fonds monétaire africain: Echec de l’adoption des statuts Actualités - Economie Afrique-Fonds monétaire africain - La quatrième réunion annuelle conjointe de la conférence des ministres de l

Publié le par metoukec.over-blog.com

Le Savoir Africain
Le représentant de l’Egypte à cette rencontre dénonce des vices de forme et de fonds et déclare qu’il n'y a  'pas mal de question plutôt vagues et des fonctions qui ne sont pas adaptées aux institutions financières'.

'Il  y a des questions concernant la répartition des contributions et le droit de vote. On a pénalisé les plus grands contributeurs. Nous voulons protéger les petits contributeurs mais pas au détriment de tout le monde. A cette allure, le conseil d’administration risque de tomber dans le chaos. Le  gouvernement d’Egypte ne va pas risquer davantage l’argent du contribuable...Nous ne serons pas en mesure de signer les accords prévalant à la création de cette institution, avant d’être sûr qu’elle sera une institution crédible… ', a-t-il soutenu.

Il propose que soit mis en place un comité d’experts nationaux et internationaux spécialistes des questions d’institutions financières pour réexaminer les statuts afin de faire du FMA un fonds crédible. Il exige également que les pays membres soient consultés et que tout soit mis en œuvre avant la fin de l’année.

Le Ghana, la Libye, le Nigeria, la Zambie, l’Afrique du Sud et l’Algérie ont abondé dans le même sens, amenant ainsi la conférence des ministres à surseoir à l’adoption du projet de statuts qui a été renvoyée à une session ultérieure.

Pour Kerfalla Yansane, ministre guinéen de l’Economie et des Finances qui présidait les travaux, le FMA est une initiative extrêmement importante, et il convient de mûrir les réflexions et faire en sorte que les institutions que l’Afrique crée soient crédibles, solides et aient le soutien de tout le monde. 

Inscrite au programme des travaux de la quatrième réunion annuelle conjointe de la conférence des ministres de l'Economie et des Finances de l'Union africaine et de la conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique de la CEA, l’adoption du projet de statuts du Fonds monétaire africain (FMA)  a suscité beaucoup de polémiques depuis son évocation vendredi par le comité des experts.
Pour harmoniser les points de vue, un sous-comité avait été mis en place lundi, au début de la réunion ministérielle.

Les cinq pays qui avaient au départ marqué leur désaccord étaient absents aux travaux dudit sous comité. Il s’agit notamment de l’Egypte, l’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Ouganda et la Zambie.

Les partisans de l’adoption du projet de statut à cette session ont dû, avec la Commission de l’UA  et la CEA, se retrouver pour faire des propositions.

Le projet de protocole et de statut du FMA avait été examiné par la conférence extraordinaire des ministres africains de l’Economie et des Finances en décembre 2010 à Yaoundé, la capitale du Cameroun.

La conférence avait adopté le protocole avec des réserves émises par certains pays sur le projet de statut et ses annexes.

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